Tu viens de voir 00h00 ?
00h00 est associée à Véhuiah, le premier des 72 Anges gardiens. Dans une lecture symbolique, cette heure peut évoquer l’envie de commencer, le courage d’entreprendre et la manière de donner une direction à son énergie.
Qui est Véhuiah ?
Véhuiah appartient au chœur des Séraphins. Son attribut est « Dieu élevé et exalté au-dessus de toute chose ». Sur notre site, il est associé à la volonté, à l’audace et à l’initiative.
Dans La Science cabalistique, publiée initialement en 1823, Lazare Lenain décrit les personnes nées sous son influence comme perspicaces, passionnées par les sciences et les arts, pleines d’énergie et capables de mener des entreprises difficiles.
Ces qualités peuvent nourrir ta réflexion, quelle que soit ta date de naissance.
Qu’est-ce qui éveille ton envie d’agir ?
- Y a-t-il quelque chose de simple que tu aimerais essayer ?
- Dans ce que tu fais déjà, qu’est-ce qui te donne le plus d’enthousiasme ?
- Quel premier pas as-tu déjà osé faire et que tu es heureux d’avoir accompli ?
- Quand un problème te résiste, qu’est-ce qui t’aide à trouver une autre façon de faire ?
- Y a-t-il un sujet scientifique, un art ou un savoir-faire que tu aimerais explorer ?
- Dans quelles situations ton énergie est-elle particulièrement utile aux autres ?
- Quand l’impatience monte, qu’est-ce qui t’aide à retrouver ton calme ?
- À quoi reconnais-tu qu’une envie mérite ton temps et ton énergie ?
Le petit message de ton Ange miroir
Peut-être qu’une envie attend encore de trouver sa place dans ta vie. Ou peut-être es-tu déjà engagé dans quelque chose qui te plaît, avec une volonté que tu ne prends pas toujours le temps de reconnaître.
Que souhaites-tu commencer, ou simplement continuer avec le même plaisir ?
À minuit, cette question peut aussi attendre demain.
Deux coureurs, un témoin et un passage à réussir : découvre « 00h00 — Véhuiah, l’art de prendre le relais ».
00h00 — Véhuiah, l'art de prendre le relais
Sur une piste d'athlétisme, le deuxième coureur d'un relais ne reste pas immobile jusqu'à ce que son partenaire le rejoigne.
Il commence à courir.
Il entend les foulées qui se rapprochent, accélère à son tour et tend un bras vers l'arrière.
Quelques instants plus tard, un petit cylindre de métal passe d'une main à l'autre.
Ce geste paraît simple.
Pourtant, les équipes de relais savent combien il est délicat. Partir trop tôt, c'est risquer de ne jamais recevoir le témoin. Partir trop tard, c'est perdre une vitesse si difficilement acquise.
Pendant une fraction de seconde, deux coureurs doivent accorder leurs mouvements alors que chacun court presque aussi vite qu'il le peut.
Le témoin change de main.
La course, elle, ne s'est jamais arrêtée.
Véhuiah, le premier des 72 Anges
L'heure miroir 00h00 est associée à Véhuiah, premier des 72 Anges gardiens dans la tradition présentée par l'Éphéméride des Anges.
Il appartient au chœur des Séraphins et sa régence horaire s'étend de minuit à 00h20.
Son attribut traditionnel est Dieu élevé et exalté au-dessus de toutes choses.
En 1823, Lazare Lenain lui consacre la première notice de ses 72 génies dans La Science cabalistique.
Il décrit un être associé au feu, à la volonté, à l'énergie et au courage d'entreprendre des tâches particulièrement difficiles. Il lui attribue également une intelligence subtile et un goût prononcé pour les sciences et les arts.
Mais sa description possède une autre particularité.
Au génie favorable, capable des entreprises les plus ardues, Lenain oppose une influence contraire marquée par la turbulence, la précipitation et la colère.
Cette proximité est intéressante.
La même ardeur qui nous pousse à agir peut aussi nous emporter. Il suffit parfois d'une contrariété pour que l'enthousiasme devienne impatience, que la détermination se change en obstination.
L'énergie ne manque pas.
C'est son usage qui fait toute la différence.
Minuit : la fin rencontre le commencement
Dans la répartition traditionnelle des 72 Anges sur les vingt-quatre heures du jour, chacun dispose d'une période de vingt minutes.
À 23h40 commence la dernière régence, celle de Mumiah, soixante-douzième Ange.
Son attribut évoque la fin de toutes choses.
À minuit précis, son temps s'achève et celui de Véhuiah commence.
Ce passage possède une beauté discrète.
Notre calendrier change de date, les quatre chiffres de l'horloge affichent zéro, mais le monde ne s'interrompt pas pour autant.
Les arbres poursuivent leur croissance. Les voyageurs continuent leur route. Dans les maisons, certains dorment tandis que d'autres travaillent encore.
Une nouvelle journée commence avec tout ce que la précédente lui a transmis.
Dans cette succession des deux Anges, nous pouvons voir une image de la continuité : Mumiah conduit les choses vers leur achèvement ; Véhuiah ouvre la première période d'un nouveau parcours.
Le commencement n'exige pas que tout disparaisse derrière nous.
Il peut être la suite d'un mouvement déjà engagé.
La main qui reçoit
Revenons un instant à notre piste d'athlétisme.
Le coureur qui reçoit le témoin ne peut pas réussir son passage par sa seule volonté.
Il possède peut-être une vitesse exceptionnelle, une puissance remarquable, un désir immense de remporter la course.
Mais il lui faut aussi percevoir l'approche de son partenaire, respecter le moment de la transmission et accorder son accélération à celle de l'autre.
Tout cela se joue à grande vitesse.
Il n'est pas question de ralentir pour devenir prudent. Il faut apprendre à être précis dans l'action.
C'est peut-être ce qui rend la symbolique de Véhuiah plus riche qu'une simple invitation à commencer quelque chose.
L'Ange du premier élan est également celui dont la tradition oppose la volonté constructive à la colère et à la précipitation.
Il n'incarne pas seulement la force de partir.
Il évoque aussi la capacité d'employer cette force avec intelligence.
Sur la piste, le dernier coureur approche de la ligne d'arrivée.
Le témoin a traversé quatre mains, accompagné quatre foulées différentes, quatre manières de courir.
Un seul athlète franchira la ligne avec lui.
Mais la victoire, si elle vient, appartiendra aux quatre.