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Tu viens de voir 03h03 ?

03h03 est associée à Aladiah, le dixième des 72 Anges gardiens. Dans une lecture symbolique, cette heure peut évoquer la bienveillance, la générosité et la place que nous accordons à chacun, nous-mêmes compris.

Qui est Aladiah ?

Aladiah appartient au chœur des Chérubins. Dans La Science cabalistique, publiée initialement en 1823, Lazare Lenain lui donne l’attribut « Dieu propice », c’est-à-dire favorable, bienveillant. Il décrit notamment les personnes nées sous son influence comme estimées de ceux qui les connaissent.

Notre fiche lui associe la bonté, l’entraide, la compassion, la dignité et le respect. Elle évoque également la vitalité et l’élan qui accompagne la réalisation des projets.

Ces différentes facettes peuvent faire écho à des expériences très simples de ta vie.

Où reconnais-tu cette bienveillance ?

  • Quelle petite attention reçue récemment t’a fait plaisir ?
  • Comment aimes-tu faire plaisir aux autres : avec quelques mots, du temps, un repas, un service ?
  • Qu'est-ce qui te fait te sentir respecté et accepté tel que tu es ?
  • Y a-t-il une cause ou une association dont les actions te touchent particulièrement ?
  • Quel moment de ta journée te permet de souffler et de prendre soin de toi ?
  • Dans un projet qui avance, même doucement, qu’est-ce qui te donne confiance pour la suite ?
  • Y a-t-il un jugement sur toi-même que tu aimerais nuancer ?
  • T'est-il déjà arrivé de changer d'avis sur quelqu'un après avoir mieux compris sa situation ?

Le petit message de ton Ange miroir

Peut-être aimerais-tu accorder davantage de place à une relation chaleureuse, à une cause qui te touche ou à ton propre bien-être.

Peut-être cette générosité circule-t-elle déjà dans ta vie : tu donnes, tu reçois, tu sais reconnaître une attention et en offrir à ton tour.

Quand tu penses aux personnes qui méritent ta bienveillance, est-ce que tu te comptes parmi elles ?

Pourquoi est-il parfois si difficile de pousser la porte d'un cabinet médical ? Découvre la scène fictive racontée dans « Aladiah, la porte qu'on hésite à pousser ».

03h03 — Aladiah, la porte qu'on hésite à pousser

En 1823, Lazare Lenain publie La Science cabalistique, un ouvrage dans lequel il décrit les pouvoirs et les attributions de 72 génies.

À la notice du dixième, Aladiah, deux indications se succèdent.

Cet Ange serait favorable à ceux qui cachent des crimes et redoutent d'être découverts. Quelques lignes plus loin, Lenain lui attribue une protection contre la rage, la peste et les maladies.

Voilà un étrange voisinage.

Quel rapport peut-il exister entre la peur de voir une faute révélée et l'espoir de retrouver la santé ?

La maladie n'est pas une punition, et il serait dangereux de chercher dans une faute morale l'explication d'une souffrance physique. Mais ces deux situations peuvent parfois partager une expérience profondément humaine : la difficulté d'avouer que quelque chose ne va pas.

Et cette difficulté mérite que l'on s'y attarde.

Aladiah, ou la bienveillance qui précède le jugement

Dans la tradition des 72 Anges gardiens, 03h03 correspond à Aladiah, dixième Ange, appartenant au chœur des Chérubins. Sa régence horaire s'étend de 03h00 à 03h20.

Son nom porte un attribut particulièrement éclairant : « Dieu propice ».

Le mot propice, issu du latin propitius, désigne ce qui se montre favorable, bienveillant. Nous l'employons encore pour parler d'une occasion, d'une saison ou d'un vent favorable.

Chez Aladiah, cette bienveillance prend une dimension spirituelle. Les traditions qui lui sont associées évoquent la compassion, l'indulgence, le secours, la régénération et la possibilité de retrouver des forces après une épreuve.

Il ne s'agit pas d'affirmer qu'une invocation pourrait guérir une maladie ou effacer les conséquences d'un acte. Ce sont des pouvoirs attribués à l'Ange dans un cadre de croyances.

Mais la réunion de ces qualités suggère une question moins habituelle que celle du pardon : pourquoi attendons-nous parfois d'être au bout de nos forces pour accepter de recevoir de l'aide ?

Ce que nous taisons par crainte du regard des autres

Elle a repoussé son rendez-vous médical deux fois.

La première, parce qu'elle avait trop de travail. La seconde, parce qu'elle appréhendait ce qu'elle pourrait apprendre.

Depuis, les jours ont passé.

Ce matin, elle est enfin dans la salle d'attente. Elle tient son sac sur ses genoux, les mains serrées autour des poignées.

Elle sait déjà ce qu'elle dira en entrant.

Qu'elle aurait dû venir plus tôt. Qu'elle n'a pas été raisonnable. Qu'elle comprend parfaitement qu'on puisse le lui reprocher.

Elle a préparé toute une défense alors que personne ne l'a encore accusée.

Il existe ainsi des souffrances auxquelles nous ajoutons celle de devoir nous justifier.

Nous avons peur d'être jugés pour avoir tardé à consulter, pour nous être épuisés, pour ne pas avoir su gérer une difficulté, pour avoir pris une mauvaise décision.

Alors nous dissimulons. Nous minimisons. Nous attendons le moment où nous pourrons présenter une situation un peu plus acceptable.

Parfois, ce moment n'arrive jamais.

La personne qui souffre finit par devenir son propre juge, son propre accusateur et, bien souvent, son plus sévère contradicteur.

Dans la salle d'attente, pourtant, ce dont cette femme a besoin est assez simple : être écoutée, examinée et accompagnée dans les soins nécessaires.

Elle n'a pas besoin d'être irréprochable pour cela.

Une grâce qui n'efface pas le réel

Il y a quelque chose de singulier dans l'attribut d'Aladiah.

Être propice à quelqu'un ne signifie pas nécessairement lui donner raison. La bienveillance n'oblige pas à nier les erreurs, à approuver les comportements dangereux ou à fermer les yeux sur leurs conséquences.

On peut reconnaître une négligence et aider celui qui l'a commise.

On peut prendre une situation au sérieux sans humilier la personne qui la traverse.

On peut même poser des questions difficiles avec douceur.

Peut-être est-ce là une manière contemporaine d'accueillir la symbolique de cet Ange : imaginer une bonté qui n'attend pas que tout soit déjà réparé pour se manifester.

Les récits spirituels parlent volontiers de grâce. Ce mot est parfois si grand qu'il semble appartenir à un monde inaccessible.

Pourtant, la bienveillance prend aussi des formes modestes.

Une chaise rapprochée pour que quelqu'un puisse s'asseoir. Une question posée sans impatience. Une personne qui accepte de nous accompagner à un rendez-vous que nous redoutons.

Rien de spectaculaire.

Et rien qui garantisse que tout ira bien.

Dans le cabinet médical, la consultation se termine. Il reste des examens à effectuer, des réponses à attendre, peut-être des décisions difficiles à prendre.

La femme récupère son manteau.

Sur le bureau, le médecin vient de déposer une feuille avec la date du prochain rendez-vous.

Cette fois, elle la glisse soigneusement dans son agenda.

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