04h04 : les liens qui comptent, les choses que l’on apprend
Tu viens de voir 04h04 ? Cette heure miroir est associée à Iézalel, le treizième des 72 Anges gardiens. Dans une lecture symbolique, elle évoque l’amitié, la fidélité, l’entente et le plaisir d’apprendre.
Qui est Iézalel ?
Iézalel appartient au chœur des Chérubins. Son attribut est « Dieu glorifié sur toutes choses ».
Dans La Science cabalistique, publiée initialement en 1823, Lazare Lenain lui associe l’amitié, la réconciliation et la fidélité conjugale. Il décrit également les personnes nées sous son influence comme apprenant facilement, possédant ce qu’il appelle une « mémoire heureuse » et se distinguant par leur habileté.
Notre fiche élargit ces pistes à la parole donnée, à la coopération et au plaisir de réunir les personnes. De quoi regarder aussi bien nos relations que nos façons d’apprendre et de faire.
Qu’est-ce qui te parle aujourd’hui ?
- Avec quel ami passes-tu toujours un bon moment, même sans avoir rien prévu de particulier ?
- En amitié ou en couple, quels petits gestes entretiennent votre complicité ?
- Sur qui sais-tu pouvoir compter, et qui peut compter sur toi ?
- Quel souvenir partagé aimes-tu évoquer avec tes proches ?
- Qu’est-ce qui t’aide à retenir ce que tu apprends : l’écrire, l’entendre, le refaire ?
- Dans quelle activité tes mains savent-elles faire ce que tu aurais du mal à expliquer ?
- Qu’aimes-tu réaliser à plusieurs plutôt que seul ?
- Qu’est-ce qui t’a déjà aidé à retrouver une bonne entente après un désaccord ?
Le petit message de ton Ange miroir
Peut-être qu’une amitié, un engagement ou une envie d’apprendre retient ton attention en ce moment.
Peut-être reconnais-tu aussi des choses déjà bien présentes : une relation solide, le plaisir de faire ensemble, un savoir-faire que tu as acquis et que tu utilises sans même y penser.
04h04 peut simplement devenir une occasion d’en apprécier la valeur.
Après vingt-cinq ans de vie commune, pourquoi un simple projet de violoncelle surprend-il autant son compagnon ? Découvre « Iézalel, ou le droit de surprendre ceux qui nous aiment ».
04h04 — Iézalel, ou le droit de surprendre ceux qui nous aiment
Heure miroir 04h04 · Ange gardien n° 13 · Chœur des Chérubins
— Je crois que je vais apprendre le violoncelle.
— Toi ? Mais tu n'as jamais fait de musique !
— C'est bien pour ça que je veux apprendre.
La réponse le fait sourire. Pourtant, il reste perplexe.
Cela fait vingt-cinq ans qu'ils vivent ensemble. Il connaît ses goûts, ses habitudes, les chansons qu'elle fredonne en préparant le dîner. Il se souvient même de cette vieille histoire de cours de solfège qu'elle avait abandonnés après trois semaines.
Alors, le violoncelle…
Elle a déjà trouvé une école, comparé les tarifs et pris rendez-vous pour un cours d'essai.
Lui en est encore à essayer de comprendre d'où lui vient cette idée.
Il n'a rien inventé de leur passé commun. Il a simplement oublié que les souvenirs ont une date.
Iézalel, l'Ange de la mémoire heureuse
Dans la tradition des 72 Anges gardiens, l'heure miroir 04h04 est associée à Iézalel, treizième Ange, appartenant au chœur des Chérubins. Sa période de régence horaire s'étend de 04h00 à 04h20.
On lui attribue des qualités qui, au premier regard, semblent appartenir à des univers différents : l'amitié, la réconciliation, la fidélité conjugale, mais aussi la mémoire, la facilité d'apprentissage et l'habileté.
En 1823, dans La Science cabalistique, Lazare Lenain emploie notamment une expression délicieuse : « la mémoire heureuse ».
Il la présente comme l'une des qualités des personnes nées sous l'influence d'Iézalel.
On pourrait n'y voir que la faculté de retenir facilement ce que l'on apprend. Mais cette expression ouvre aussi un autre chemin à l'imagination.
Une mémoire heureuse serait-elle seulement celle qui conserve fidèlement les souvenirs ?
Ou pourrait-elle être celle qui nous permet de continuer à découvrir les êtres auxquels nous sommes attachés ?
Car il existe une curieuse manière de perdre quelqu'un sans qu'il soit parti : continuer à le regarder tel qu'il était, alors qu'il a changé.
Quand les souvenirs prennent toute la place
Nos souvenirs sont précieux. Ils donnent aux relations leur profondeur, leur histoire, parfois cette complicité qui permet de se comprendre sans prononcer un mot.
Un regard suffit pour retrouver une plaisanterie vieille de vingt ans. Un parfum rappelle un voyage. Une chanson fait resurgir un été entier.
Mais cette familiarité possède aussi ses petits pièges.
« Tu as toujours été comme ça. »
« Je te connais par cœur. »
« Ce n'est pas ton genre. »
Ces phrases peuvent être tendres, affectueuses, prononcées avec les meilleures intentions du monde.
Elles peuvent aussi refermer discrètement une porte.
Celui qui souhaite apprendre, explorer, essayer quelque chose de nouveau doit alors convaincre son entourage qu'il en est capable. Parfois même avant d'avoir pu se convaincre lui-même.
Et cela ne concerne pas seulement les couples.
Il y a cet ami que l'on croit toujours timide, cette sœur à qui l'on confie systématiquement l'organisation des réunions familiales, ce parent dont on continue à solliciter les conseils sans remarquer qu'il aimerait, lui aussi, apprendre quelque chose.
Nous connaissons leur histoire. Nous ne connaissons pas nécessairement tous leurs désirs.
C'est ici que la rencontre entre les qualités attribuées à Iézalel devient intéressante.
La fidélité nous rattache à ce qui dure. La mémoire conserve ce qui a été vécu. L'apprentissage, lui, nous ouvre à ce que nous ignorons encore.
Ces trois qualités peuvent se nourrir mutuellement.
Après tout, pourquoi cesserions-nous d'apprendre à connaître quelqu'un simplement parce que nous l'aimons depuis longtemps ?
Une autre manière d'être fidèle
La réconciliation évoque souvent deux personnes séparées par une dispute, un malentendu ou une blessure.
Pourtant, certains éloignements sont beaucoup plus discrets.
Ils s'installent lorsque l'on cesse de s'étonner, de poser des questions, de s'intéresser à ce qui anime l'autre aujourd'hui.
Rien ne semble réellement abîmé. On partage toujours les mêmes repas, les mêmes souvenirs, les mêmes habitudes.
Seulement, les conversations deviennent un peu trop prévisibles.
La symbolique d'Iézalel permet d'envisager la fidélité sous un jour inhabituel. Elle ne serait pas uniquement la volonté de préserver un lien, mais aussi la curiosité nécessaire pour le laisser vivre.
Cela demande parfois d'abandonner une certitude ancienne. D'autres fois, simplement d'écouter une réponse que l'on croyait connaître.
Et il arrive qu'une réconciliation commence sans excuses solennelles, sans longue explication, presque sans bruit : par le plaisir de découvrir chez l'autre quelque chose que l'on n'avait encore jamais vu.
Quelques semaines après son premier cours de violoncelle, la musicienne débutante répète dans le salon.
Les notes grincent, hésitent, se perdent. L'archet semble avoir ses propres idées sur la direction à prendre.
Son compagnon passe devant la porte.
— Tu reconnais quelque chose ?
— Pas encore. Mais continue.
Il s'assoit dans le fauteuil près de la fenêtre.
Elle reprend depuis le début.