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07h07 : qu’est-ce que réussir signifie pour toi ?

Tu viens de voir 07h07 ? Cette heure miroir est associée à Yéiayel, le vingt-deuxième des 72 Anges gardiens. Dans une lecture symbolique, elle ouvre une réflexion sur la réussite, les échanges, la découverte et la générosité.

Qui est Yéiayel ?

Yéiayel appartient au chœur des Trônes. Son attribut est « La droite de Dieu ».

Dans La Science cabalistique, publiée initialement en 1823, Lazare Lenain lui associe la fortune, la renommée, la diplomatie, le commerce, les voyages et les découvertes. Il décrit les personnes nées sous son influence comme aimant le commerce, travailleuses et animées d’idées philanthropiques, c’est-à-dire soucieuses du bien d’autrui.

Notre fiche souligne également l’intégrité, la dignité et la générosité. Ces différentes facettes permettent de regarder ce que l’on construit, les relations que l’on noue et ce que l’on aime partager.

Quelles pistes te parlent aujourd’hui ?

  • Pour toi, à quoi reconnaît-on une vie réussie ?
  • Quelle réalisation, même modeste, te donne le sentiment d’avoir bien employé ton énergie ?
  • Quel remerciement ou quelle marque de confiance t’a particulièrement touché ?
  • Chez un commerçant ou un artisan que tu apprécies, qu’est-ce qui te donne envie de revenir ?
  • T’est-il déjà arrivé de trouver les mots qui arrangent les choses entre deux personnes ?
  • Quelle rencontre, au cours d’un voyage ou tout près de chez toi, t’a fait découvrir une autre façon de vivre ?
  • Qu’aimes-tu partager lorsque tu en as la possibilité : du temps, des connaissances, des contacts, de l’argent ?
  • Quel projet ou quel travail as-tu plaisir à faire connaître autour de toi ?

Le petit message de ton Ange miroir

Peut-être aimerais-tu donner davantage de place à un projet, élargir tes horizons ou soutenir quelque chose qui te tient à cœur.

Peut-être trouves-tu déjà ta satisfaction dans un travail apprécié, des échanges agréables ou le plaisir de partager ce que tu peux offrir.

Parmi ces formes de réussite, lesquelles ont le plus de valeur à tes yeux ?

Une cargaison sacrifiée pour sauver le navire : qui devait en supporter la perte ? Découvre une ancienne réponse à cette question dans « Yéiayel, le poids d’une perle ».

07h07 : Yéiayel, le poids d'une perle

Une perle ne pèse presque rien.

Pourtant, il existe un ancien texte de droit maritime dans lequel les perles deviennent l'objet d'une question étonnante : leur propriétaire doit-il payer pour des marchandises que d'autres ont été contraints de jeter à la mer ?

La réponse nous entraîne dans un univers où le commerce, la fortune et la générosité entretiennent des relations plus subtiles qu'il n'y paraît.

Un univers qui ressemble étrangement à celui de Yéiayel, le 22ᵉ des 72 Anges gardiens, associé à l'heure miroir 07h07, pendant sa régence de 7h00 à 7h20.

Dans La Science cabalistique, publiée en 1823, Lazare Lenain lui attribue la fortune, la renommée, la diplomatie et le commerce. Il le présente également comme un protecteur contre les tempêtes et les naufrages.

Mais il ajoute un détail qui mérite qu'on s'y attarde : les personnes placées sous son influence se distingueraient notamment par leurs idées philanthropiques.

Que vient faire la philanthropie, cet amour de l'humanité qui pousse à agir pour le bien d'autrui, dans le portrait d'un Ange du commerce et des expéditions maritimes ?

Pour le comprendre, embarquons sur un navire marchand.

La marchandise sacrifiée

Imaginons une traversée.

Dans les cales, plusieurs marchands ont embarqué leurs marchandises. Il y a des amphores, des ballots, des objets précieux. Chacun espère retrouver sa cargaison intacte au port d'arrivée.

Mais une tempête éclate.

Le navire se trouve en danger. Pour l'alléger et tenter de le sauver, il faut jeter une partie des marchandises à la mer.

Des caisses disparaissent dans les flots.

Celles qui restent à bord sont épargnées.

Le navire parvient finalement à rejoindre un port.

Sur le quai, un marchand retrouve toutes ses marchandises. Un autre découvre qu'une partie des siennes repose désormais au fond de l'eau.

À qui revient la perte ?

Nous pourrions penser qu'elle incombe simplement au propriétaire malheureux.

Les juristes romains avaient une autre réponse.

Dans le Digeste, un ensemble de textes juridiques compilé au VIᵉ siècle, figure une règle héritée de la tradition maritime rhodienne : lorsqu'une partie de la cargaison est volontairement sacrifiée pour sauver le navire et les biens qu'il transporte, la perte doit être répartie entre ceux qui ont bénéficié du sauvetage.

Le principe est connu sous le nom de Lex Rhodia de iactu, la loi rhodienne relative au jet de marchandises à la mer.

Et les juristes avaient envisagé un cas particulièrement intéressant.

Supposons qu'un marchand transporte des pierres précieuses ou des perles.

Ses biens sont légers. Ils n'alourdissent pratiquement pas le navire. On n'a donc aucune raison de les jeter par-dessus bord pour le sauver.

Doit-il néanmoins participer à l'indemnisation des marchandises sacrifiées ?

Oui.

Car ses pierres ont elles aussi été sauvées grâce à ce sacrifice.

Le calcul ne dépend pas simplement du poids des marchandises, mais de leur valeur.

Une perle peut être légère et représenter une fortune.

La fortune de Yéiayel

Voilà une conception du commerce qui mérite notre attention.

Le marchand ne pouvait pas se contenter de dire que ses propres biens étaient arrivés intacts. Leur préservation avait dépendu de la perte subie par un autre.

Le droit maritime reconnaissait ainsi quelque chose que les comptes individuels ne permettaient pas toujours de voir : des intérêts distincts pouvaient partager un même destin.

Cette vieille règle n'était pas un acte de charité. Elle constituait une obligation juridique.

Pourtant, elle fait curieusement écho à la figure de Yéiayel.

Car cet Ange ne se limite pas, dans la tradition rapportée par Lenain, à la réussite commerciale ou à l'accumulation des richesses.

Il réunit des qualités que nous avons parfois tendance à séparer : prospérité, diplomatie, protection des voyages et philanthropie.

La mer offre à cette association un territoire particulièrement évocateur.

Un navire marchand rassemble des intérêts différents. Chacun possède ses biens, poursuit son activité, espère retirer un bénéfice du voyage. Mais dès que la tempête menace, toutes ces fortunes se retrouvent liées à une seule coque.

La prospérité de l'un peut dépendre du sacrifice consenti sur les biens de l'autre.

Et c'est peut-être dans cette étrange proximité entre l'intérêt personnel et le salut commun que la symbolique de Yéiayel prend une dimension inattendue.

D'ailleurs, cette vieille idée n'a pas entièrement disparu.

Le droit maritime connaît toujours le principe des avaries communes. Dans certaines circonstances précises, les pertes ou dépenses extraordinaires décidées pour le salut commun d'une expédition sont réparties entre les intérêts concernés.

Les navires ont changé. Les marchandises aussi. Mais cette notion continue de traverser le droit de la mer.

On imagine volontiers la fortune comme un trésor que l'on réussit à conserver.

Les anciens navigateurs connaissaient une autre réalité : il arrive que l'on sauve ce qui nous appartient parce qu'un autre a perdu une partie de ce qui lui appartenait.

Au port, les comptes sont ouverts.

On inscrit la valeur des marchandises sauvées, celle des marchandises sacrifiées, puis la contribution de chacun.

Et parmi toutes ces cargaisons, il y a peut-être un petit coffret de perles.

Il n'avait presque rien pesé pendant la traversée.

Dans les comptes du retour, il avait pourtant toute sa place.

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