15h15 : ce que tu prends plaisir à découvrir
Tu viens de voir 15h15 ? Cette heure miroir est associée à Ariel, le quarante-sixième des 72 Anges gardiens. Dans une lecture symbolique, elle évoque la découverte, les idées nouvelles et la reconnaissance des richesses qui nous entourent ou que nous portons en nous.
Qui est Ariel ?
Ariel appartient au chœur des Vertus. Son attribut est « Dieu révélateur ».
Dans La Science cabalistique, publiée initialement en 1823, Lazare Lenain lui associe les trésors cachés, les secrets de la nature et certaines révélations en songe, dans le cadre des croyances de son ouvrage. Il évoque aussi le fait de remercier Dieu pour les biens reçus.
Il décrit les personnes nées sous son influence comme inventives, capables de résoudre des problèmes difficiles, discrètes et réfléchies dans leurs actions.
Notre fiche développe également la connaissance de soi, l’organisation, la délicatesse et les petites attentions.
Qu’est-ce que ces pistes évoquent pour toi ?
- Dans la nature, qu’as-tu plaisir à observer, même lorsque tu l’as déjà vu souvent ?
- Quelle idée nouvelle aimerais-tu essayer, simplement pour voir ce qu’elle peut donner ?
- Quand as-tu trouvé une solution en remarquant un détail qui t’avait d’abord échappé ?
- Quelle capacité as-tu découverte chez toi en faisant quelque chose que tu n’avais jamais essayé ?
- Un rêve t’a-t-il déjà donné envie de dessiner, d’écrire ou d’imaginer quelque chose ?
- Parmi ce qui fait déjà partie de ta vie, qu’es-tu particulièrement heureux d’avoir ou de connaître ?
- Quelle confidence reçue t’a fait sentir que l’on avait confiance en ta discrétion ?
- Quelle petite attention aimes-tu offrir parce que tu sais qu’elle fera plaisir ?
Le petit message de ton Ange miroir
Peut-être qu’une curiosité te donne envie de chercher, qu’une idée attend son premier essai ou qu’une qualité personnelle commence à se révéler.
Peut-être apprécies-tu déjà ces découvertes : tu trouves des solutions, tu reconnais ce qui t’est précieux, tu sais remarquer ce qui compte pour quelqu’un.
Quelle découverte, petite ou grande, te réjouit encore aujourd’hui ?
En 1674, que pouvait bien révéler une simple lentille dans l'eau d'un lac ? Découvre « 15h15 : Ariel, l'Ange des trésors que personne n'avait cachés ».
15h15 : Ariel, l'Ange des trésors que personne n'avait cachés
Dans un livre publié en 1823, un Ange possède un don extraordinaire : il découvre les trésors cachés et révèle les secrets de la nature.
Son nom est Ariel.
Mais Lazare Lenain, dans La Science cabalistique, lui attribue également une fonction beaucoup plus inattendue : celle de nous aider à remercier pour les biens reçus.
Voilà qui change un peu l'image du chercheur de trésors.
Nous imaginons volontiers la découverte comme une conquête. Quelque chose à trouver, à obtenir, à posséder. Pourtant, certains trésors n'ont jamais été enfermés dans un coffre. Ils étaient là, sous nos yeux, attendant simplement que nous apprenions à les voir.
C'est une belle manière d'aborder 15h15, heure miroir associée à Ariel, le 46ᵉ des 72 Anges gardiens, dont la régence horaire s'étend de 15h00 à 15h20.
Et pour découvrir ce que peut cacher un monde pourtant familier, faisons un détour par les Pays-Bas du XVIIᵉ siècle.
Un lac, une lentille et tout un monde
En septembre 1674, à Delft, un homme écrit une lettre à la Royal Society de Londres.
Il s'appelle Antoni van Leeuwenhoek. Marchand de tissus, passionné par les instruments d'optique, il fabrique de minuscules lentilles qui lui permettent d'observer des choses invisibles à l'œil nu.
Quelque temps auparavant, il a rapporté un peu d'eau d'un lac situé près de chez lui, le Berkelse Meer.
Rien de particulièrement remarquable, à première vue. De l'eau, avec quelques particules en suspension. Une matière ordinaire, comme celle que les habitants de la région connaissent depuis toujours.
Mais sous sa lentille, l'eau s'anime.
Leeuwenhoek distingue de petites structures végétales, des formes étranges et surtout des êtres minuscules qui se déplacent dans toutes les directions.
Il découvre un monde vivant dont ses contemporains ignorent presque tout.
Imaginez l'étonnement.
Depuis des générations, des hommes traversent ce lac, y pêchent, regardent ses eaux changer de couleur avec les saisons. Ils connaissent ses berges, ses profondeurs, ses poissons.
Et voilà qu'une simple lentille révèle une autre vie, minuscule et foisonnante, au sein de ce paysage familier.
Le lac n'avait rien dissimulé.
Il manquait seulement un moyen de regarder autrement.
Ariel et les secrets de la nature
Lorsque Lenain décrit Ariel, près de cent cinquante ans plus tard, il lui attribue précisément cette faculté de révéler ce qui demeure caché.
Son portrait est particulièrement riche.
Ariel est associé aux découvertes, aux idées nouvelles, aux pensées subtiles et à la résolution des problèmes difficiles. Les songes occupent également une place dans ses attributions : ils peuvent, selon cette tradition, dévoiler des objets que l'on désire connaître.
Mais la suite de sa description mérite autant d'attention.
Les personnes placées sous son influence sont présentées comme discrètes, réfléchies, capables d'agir avec circonspection.
Ce dernier mot a quelque chose de précieux.
La circonspection consiste à examiner les circonstances avec soin, sans se laisser emporter par une première impression.
Une qualité assez remarquable pour un Ange des révélations.
Car il existe une différence entre découvrir quelque chose d'inattendu et savoir ce que nous avons réellement découvert.
Leeuwenhoek lui-même en fit l'expérience.
Ses observations suscitèrent de l'incrédulité. Il fallut d'autres expériences, d'autres témoins et le travail de savants comme Robert Hooke pour confirmer l'existence de ces minuscules organismes.
L'émerveillement avait ouvert une porte. La patience et la vérification permirent de la franchir.
Cette rencontre entre curiosité et prudence donne au portrait d'Ariel une profondeur particulière.
On peut être fasciné par l'inconnu sans accepter toutes les explications qui nous viennent à l'esprit.
On peut accueillir une intuition, la laisser mûrir, la confronter au réel.
Certaines découvertes naissent d'une imagination audacieuse. Elles grandissent grâce à une attention patiente.
Et si le trésor était déjà là ?
Revenons à cette singularité de la notice de Lenain.
Pourquoi associer la révélation des trésors cachés à la gratitude ?
Peut-être parce que découvrir ne signifie pas toujours recevoir quelque chose de nouveau.
Il arrive que nous prenions conscience, soudainement, de la valeur de ce qui nous accompagne depuis longtemps.
Un jardin que nous traversons chaque matin peut devenir un territoire extraordinaire lorsque nous commençons à reconnaître les plantes qui y poussent, les insectes qui le fréquentent ou les changements presque imperceptibles de la lumière au fil des saisons.
Une personne que nous connaissons depuis des années peut encore nous surprendre par une passion, un souvenir ou une capacité dont nous ignorions tout.
Même un objet familier peut révéler une histoire insoupçonnée lorsqu'on s'intéresse à celui qui l'a fabriqué, aux matériaux qui le composent ou aux mains par lesquelles il est passé.
Ces découvertes n'ajoutent pas nécessairement quelque chose à notre existence.
Elles l'agrandissent.
Dans la tradition d'Ariel, remercier prend alors une couleur singulière. Ce n'est plus seulement exprimer sa reconnaissance pour un bienfait reçu. C'est aussi reconnaître une richesse dont nous n'avions pas encore mesuré l'existence.
Et peut-être est-ce pour cela que les trésors d'Ariel sont si difficiles à dénombrer.
Certains reposent sous la terre.
D'autres se cachent dans les livres, les rencontres, les souvenirs ou les questions que nous n'avons jamais pensé à poser.
D'autres encore nagent depuis des siècles dans l'eau tranquille d'un lac.
En 1674, Leeuwenhoek avait emporté chez lui un petit flacon.
Il contenait beaucoup plus qu'il ne pouvait l'imaginer.
Et aujourd'hui encore, lorsque nous regardons la surface paisible d'un étang, nous n'en voyons qu'une infime partie.