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17h17 : reconnaître le chemin parcouru

Tu viens de voir 17h17 ? Cette heure miroir est associée à Imamiah, le cinquante-deuxième des 72 Anges gardiens. Dans une lecture symbolique, elle évoque le courage, la patience, la liberté et la possibilité de revenir sur une erreur pour agir autrement.

Qui est Imamiah ?

Imamiah appartient au chœur des Principautés. Son attribut est « Dieu élevé au-dessus de toutes choses ».

Dans La Science cabalistique, publiée initialement en 1823, Lazare Lenain lui associe les voyages, la protection des prisonniers et leur recherche de liberté. Il évoque aussi ceux qui cherchent sincèrement la vérité et reviennent de leurs erreurs dans une démarche religieuse.

Il décrit les personnes nées sous son influence comme vigoureuses, patientes et courageuses face aux difficultés, avec un goût du travail.

Notre fiche souligne également la rectification des erreurs, la réalisation de travaux difficiles et l’action humanitaire.

Quelles expériences cela te rappelle-t-il ?

  • Quelle difficulté dépassée te permet aujourd’hui de reconnaître ton courage ?
  • Dans quelle activité sais-tu persévérer avec patience, même lorsque le résultat prend du temps ?
  • Quel travail mené à son terme t’a laissé une vraie satisfaction ?
  • Qu’est-ce qui t’aide à reconnaître une erreur et à chercher comment la corriger ?
  • Quelle façon de faire as-tu déjà changée et que tu apprécies davantage aujourd’hui ?
  • Quel voyage t’a donné le sentiment de découvrir de nouvelles possibilités ?
  • De quoi t’es-tu déjà libéré, et qu’as-tu retrouvé grâce à cela ?
  • Quelle action pour aider des personnes privées de liberté ou vivant une situation difficile te touche particulièrement ?

Le petit message de ton Ange miroir

Peut-être qu’une situation te donne envie de reprendre quelque chose autrement, de poursuivre un effort ou de retrouver davantage de liberté.

Peut-être vois-tu aussi tout ce que tu as déjà accompli : une difficulté traversée, un travail terminé, une erreur corrigée ou une manière de vivre qui te convient mieux.

Quelle force reconnais-tu chez toi en regardant ce chemin parcouru ?

Après avoir révélé une confidence, comment revenir vers la personne blessée ? Découvre « 17h17 : ce qu’une excuse ne peut pas exiger ».

17h17 : ce qu'une excuse ne peut pas exiger

Imamiah, l'Ange du retour sincère, et le courage de reconnaître ses erreurs.

Il a rédigé son message trois fois.

Dans la première version, il explique longuement ce qui s'est passé. Dans la deuxième, il insiste sur ses bonnes intentions. Dans la troisième, il essaie simplement de présenter ses excuses.

Puis il efface tout.

La veille, au cours d'un dîner entre amis, il a raconté une confidence qui lui avait été faite en privé. L'histoire était amusante. Les invités ont ri, les anecdotes se sont enchaînées et la conversation a continué.

Mais la personne concernée n'a pas ri.

Il l'a remarqué trop tard.

Depuis, il cherche les mots qui pourraient arranger les choses. Il voudrait qu'elle comprenne qu'il ne pensait pas à mal. Qu'elle sache combien il regrette son indiscrétion. Et surtout, qu'elle ne lui en veuille plus.

C'est peut-être ce dernier souhait qui rend son message si difficile à écrire.

Car il voudrait à la fois reconnaître son erreur et obtenir l'assurance qu'elle sera pardonnée.

Or les deux ne dépendent pas de lui.

Imamiah, ou le courage de revenir sur ses pas

Dans le calendrier des 72 Anges gardiens, 17h17 appartient à la régence d'Imamiah, le 52e Ange, associé à la période de 17h00 à 17h20.

Imamiah porte l'attribut « Dieu élevé au-dessus de toutes choses ». Il appartient au chœur des Principautés, dans le système angélique présenté sur notre site.

On le rencontre notamment dans La Science cabalistique, publiée en 1823 par Lazare Lenain.

L'auteur lui attribue une force particulière face aux adversités. Il évoque sa protection envers les prisonniers, les voyages, mais aussi son influence sur ceux qui cherchent sincèrement la vérité et reviennent de leurs erreurs dans une démarche de foi.

Cette dernière attribution mérite qu'on s'y attarde.

Elle associe deux attitudes que nous réunissons rarement : la force et la reconnaissance de nos fautes.

Nous admirons volontiers la force de celui qui résiste, qui défend ses convictions ou qui ne se laisse pas impressionner.

Mais qu'en est-il de celui qui découvre qu'il s'est trompé ?

Il lui faut parfois autant de courage pour abandonner ses justifications que pour défendre une position.

Les textes de Lenain appartiennent à un univers religieux et ésotérique bien particulier. Ils évoquent également la victoire sur les ennemis, jusqu'à leur humiliation. Il serait donc inexact de leur attribuer directement notre conception contemporaine de la réconciliation.

Cependant, cette tension entre la puissance, l'orgueil et le retour sincère ouvre une réflexion intéressante.

La force ne se manifeste pas uniquement lorsque nous tenons bon. Elle peut aussi apparaître lorsque nous acceptons de ne plus nous défendre.

Sur notre fiche d'Imamiah, Ange gardien n° 52, nous retrouvons cette invitation à prendre conscience de nos erreurs et à les rectifier.

L'Ange y est également associé à la libération des situations oppressives, au pardon et à la transformation de l'hostilité.

Sa figure spirituelle ne nous conduit donc pas seulement à rechercher une protection contre ce qui nous fait souffrir.

Elle peut aussi nous inviter à examiner ce que nous avons nous-mêmes contribué à créer.

Et ce regard, lorsqu'il est sincère, n'a rien de confortable.

Ce petit mot qui change tout

Revenons à notre message.

Après plusieurs hésitations, son auteur finit par écrire :

« Je suis désolé d'avoir raconté ce que tu m'avais confié. »

Il se relit.

Puis il ajoute :

« Mais tu sais bien que je ne voulais pas te blesser. »

La phrase lui semble raisonnable. Après tout, c'est la vérité.

Il ne souhaitait pas lui faire de peine.

Pourtant, en relisant l'ensemble, quelque chose le dérange.

Ce mais semble retirer un peu de ce qu'il vient de reconnaître.

Comme s'il disait :

« J'ai eu tort, à condition que tu comprennes aussi pourquoi ce n'était pas vraiment ma faute. »

Il comprend alors qu'il confond deux choses : expliquer son comportement et en assumer la responsabilité.

Il pourra raconter les circonstances, si son amie souhaite les entendre. Mais elles ne sont pas nécessaires pour reconnaître qu'il a dévoilé une confidence qui ne lui appartenait pas.

Il supprime la deuxième phrase.

Cette petite modification ne garantit rien.

Elle ne réparera pas immédiatement la confiance abîmée. Elle ne rendra pas secrètes les paroles prononcées devant les invités.

Mais elle change quelque chose dans sa propre démarche.

Pour une fois, il ne cherche plus à réduire la portée de son geste.

Il accepte de le regarder tel qu'il a été.

Les recherches sur les excuses apportent un éclairage intéressant à cette scène. Dans une étude publiée en 2016, Roy Lewicki, Beth Polin et Robert Lount ont notamment montré que la reconnaissance de la responsabilité occupait une place déterminante dans la manière dont des excuses étaient évaluées.

Cela ne transforme pas le pardon en une formule que nous pourrions apprendre à réciter.

Cela nous rappelle simplement que les mots prennent une autre portée lorsqu'ils ne cherchent plus à contourner ce qui s'est passé.

Reste alors la question la plus délicate.

Que peut-il faire, maintenant ?

Il peut reconnaître son indiscrétion, demander si une réparation est possible et modifier sa manière de respecter les confidences.

Il peut aussi accepter que son amie ait besoin de temps.

Mais il ne peut pas décider à sa place du moment où elle retrouvera confiance.

Et peut-être ne la retrouvera-t-elle jamais tout à fait.

Quand le pardon ne vient pas

Il existe un passage du Dao De Jing qui semble faire écho à cette difficulté.

Au chapitre 79, le texte observe qu'une grande querelle, même apaisée, peut laisser subsister du ressentiment.

C'est une remarque d'une étonnante lucidité.

Nous aimons les histoires qui se terminent par une réconciliation. Nous imaginons volontiers qu'une conversation sincère, quelques larmes ou une demande de pardon suffiront à retrouver la relation d'autrefois.

Mais les êtres humains ne retrouvent pas toujours leur confiance au même rythme.

Et certaines blessures ne disparaissent pas simplement parce que nous avons reconnu leur existence.

Le même chapitre du Dao De Jing évoque un sage qui détient un titre de créance sans chercher à en imposer le paiement.

L'image appartient à la pensée taoïste, non à la tradition angélique. Mais elle nous invite à considérer ce qu'il peut y avoir de profondément juste dans le fait de ne pas tout réclamer.

Dans notre histoire, celui qui a commis l'indiscrétion voudrait que son amie accueille ses excuses.

Ce désir est humain.

Il ne devient problématique que lorsqu'il se transforme en exigence.

« Je t'ai demandé pardon. Que veux-tu de plus ? »

Peut-être rien.

Peut-être simplement ne pas être obligée de répondre immédiatement.

Le Wu Wei peut alors éclairer la situation sans ajouter une nouvelle leçon.

Il ne consiste pas à éviter ses responsabilités ou à laisser les difficultés se résoudre seules.

Notre personnage a une action à accomplir : reconnaître son erreur et chercher, si cela est possible, à en réparer les conséquences.

Mais une fois cette démarche engagée, multiplier les messages et les explications pourrait devenir une manière de forcer la réponse de l'autre.

Agir avec justesse demande parfois de comprendre à quel moment notre intervention cesse d'aider.

Nous pouvons présenter des excuses.

Nous ne pouvons pas les transformer en dette que l'autre devrait acquitter en nous pardonnant.

Cette liberté appartient à celui qui a été blessé.

Elle lui permet de pardonner, de prendre ses distances ou de ne pas savoir encore ce qu'il souhaite.

Et respecter cette liberté peut faire partie de la réparation.

La libération dont parle Imamiah

Imamiah est traditionnellement associé à la délivrance des prisonniers.

Chez Lenain, il s'agit d'une attribution spirituelle concernant notamment la captivité réelle. Il ne faudrait pas effacer ce sens historique pour le remplacer par une simple image psychologique.

Mais les interprétations contemporaines de cet Ange évoquent également la possibilité de se dégager de comportements nuisibles, de reconnaître ses fautes et de retrouver une liberté intérieure.

Il existe, en effet, une forme d'enfermement dans laquelle nous pouvons nous placer nous-mêmes.

À force de vouloir prouver que nous avions de bonnes raisons d'agir, nous finissons par défendre un comportement que nous regrettons pourtant.

Nous consacrons alors beaucoup d'énergie à protéger l'image que nous avons de nous-mêmes.

Reconnaître une erreur peut nous délivrer de cette obligation de nous justifier sans cesse.

Cela ne signifie pas que nous sommes quittes de ses conséquences.

Cela signifie que nous pouvons enfin nous occuper d'autre chose que de notre défense : la personne concernée, le tort causé, les changements nécessaires.

La prière d'Imamiah proposée sur notre site se termine par une image singulière : celle d'une graine d'amour que l'être humain s'engage à faire grandir.

Cette image donne à la réparation une dimension qui dépasse les mots.

Une excuse peut être sincère sans suffire à elle seule.

Ce qui lui donnera de la consistance sera peut-être moins son éloquence que la manière dont nous nous comporterons ensuite.

Respecter une confidence. Renoncer à une plaisanterie blessante. Reconnaître plus rapidement une maladresse.

De petits gestes qui ne demandent pas nécessairement de grandes déclarations.

Et qui ne devraient pas être accomplis uniquement pour obtenir une récompense affective.

L'Ange Imamiah, dans cette lecture spirituelle, n'est pas celui qui promet que toutes nos fautes seront oubliées.

Il accompagne plutôt une aspiration exigeante : ne pas rester prisonnier de ce que nous avons été lorsque nous pouvons encore choisir ce que nous ferons désormais.

Le message est finalement parti.

Il contenait peu de mots.

Une reconnaissance de ce qui s'était passé, un regret sincère et la proposition de faire ce qui pourrait encore être utile.

Son amie ne répond pas tout de suite.

Il regarde son téléphone à plusieurs reprises. Il imagine ce qu'elle pense, se demande si elle a lu ses excuses, envisage un nouveau message.

Puis il le repose.

Il comprend qu'il a encore envie de se faire pardonner, et que ce désir ne disparaîtra pas simplement parce qu'il a pris une décision raisonnable.

Il faudra peut-être du temps pour accepter cette incertitude.

En attendant, il peut déjà tenir l'engagement qu'il vient de prendre.

La prochaine fois que quelqu'un lui confiera un secret, il saura mieux en prendre soin.

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